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General Motors (suite) « On nous prend pour des gogos »

datePosted on 04:25, juillet 22nd, 2010 by Philippe MARX


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Oui, la lutte de classe est toujours d’actualité.

datePosted on 05:18, juillet 16th, 2010 by Philippe MARX

Le soi-disant dialogue social dans les TPE (très petites entreprises ayant moins de onze salariés) en est l’illustration.
► Acte I. Les organisations syndicales discutent avec le patronat (MEDEF et CGPME) pendant des mois, sans résultat devant le refus patronal.
► Acte II. Le gouvernement propose alors un texte de loi qui vide le projet de toute possibilité d’intervention syndicale dans l’entreprise.  Il propose la mise en place d’une commission territoriale élue par les salariés,  dont les avis seront facultatifs, sans aucun pouvoir d’intervention sur le terrain sur des questions aussi élémentaires que l’hygiène, la sécurité, les conditions de travail, le paiement des heures supplémentaires.
► Acte III. C’en est encore trop pour le patronat qui avec l’appui des députés UMP à l’Assemblée Nationale fait repousser la loi.
► Acte IV. Le groupe socialiste vote pour le texte du gouvernement. Le député Alain Vidalies explique ce vote : Nous soutiendrons ce texte pour éviter la politique du pire. Le pire est sans doute pour lui que dans les entreprises grandes ou petites les salariés se dotent de syndicats combatifs qui défendent leurs revendications. Mieux vaut leur donner une coquille vide.
Oui, la lutte de classe est toujours d’actualité.
Cette farce sur le dialogue social en est l’illustration. Patronat, pouvoir politique refusent aux travailleurs le droit de s’organiser pour se défendre. L’existence d’un syndicat combatif dans l’entreprise est toujours le résultat du rapport de force entre patrons et salariés.

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Encore ? C'est tous les jours une nouvelle journée mondiale ! Oui mais cette fois, c'est une journée qu'il faut suivre et soutenir.
Samedi 12 juin, journée mondiale contre le travail des enfants…
Organisée par l'Organisation Internationale du Travail, la journée d'action vise à mobiliser pour supprimer le travail des enfants de moins de 15 ans. De nombreux pays en voie de développement ont déjà pris des mesures en ce sens, mais leur application est sur le terrain quasi nulle, parce que les exploiteurs sont aussi des élus, parce que dans ces pays où il faut parfois (souvent) supporter la faim, on est prêt à tout pour gagner un peu d'argent et survivre. Question d'honneur.
Quels seront les titres des journaux ce samedi matin ? Le FOOT ! On s'amuse, on se détend, on profite du spectacle pendant que d'autres se tuent au travail à un âge où l'on apprenait à lire… Dans des mines, des usines (chimiques), des endroits où nous n'aimerions pas mettre les pieds. Les gros titres devraient inciter les gens à se tourner vers des causes comme celle qui est défendue ce samedi. Il y aura des articles, bien sûr, mais ce ne sera pas forcément en première page, ou ça a été fait vendredi, pour mieux parler de foot samedi… C'est logique, c'est plus vendeur. Parce que nous en sommes réduits à consommer toujours plus, sans nous soucier de ce qui nous entoure vraiment.
Rien qu'à voir ce procès pour maltraitance (affaire du petit Dylan), à lire ce qui se passe en Inde (voir l'article du Monde), franchement, le match de ce soir, à côté, c'est une broutille. Il serait temps qu'on s'occupe un peu de ce qui nous entoure, souvent plus près que ce qu'on peut l'imaginer.
Alors mobilisation et soutien, c'est une journée mondiale de plus, certes, mais elle en vaut la chandelle…
Poursuivre sur www.duodevies.fr avec le texte Exploités.

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Continental : un reclassement à… 137 euros par mois

datePosted on 03:52, avril 6th, 2010 by Philippe MARX

Écœurés, les 1 120 salariés de l’usine de Clairoix (Oise) appellent, par la voix de leurs représentants, Christine Lagarde à s’associer à leur plainte contre Continental pour licenciements sans cause réelle ni sérieuse.
Quand il s’agit de montrer qu’elle ne rechigne devant rien pour reclasser les 1 120 salariés de l’usine de Clairoix (Oise), qu’elle a décidé de fermer au printemps dernier et dont elle délocalise la production en Roumanie ou en Inde, la direction de la multinationale de pneumatiques Continental ne lésine pas sur les moyens. Elle vient d’adresser à 600 licenciés picards une proposition de « reclassement » dans l’une de ses filiales à Bizerte, en Tunisie : Continental cherche à recruter sur la rive sud de la Méditerranée soixante « opérateurs de production » pour un salaire brut de 137 euros sur treize mois.
http://www.humanite.fr/Continental-un-reclassement-a-137-euros-par-mois

 

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Le secrétaire d’Etat au Logement Benoist Apparu a dénoncé vendredi le "chantage" exercé par des salariés de l’équipementier automobile Sodimatex qui menacent d’incendier une citerne de gaz dans leur usine pour obtenir un meilleur plan social.
"Je n’ai jamais compris le chantage dans le dialogue social. C’est totalement contradictoire !", a déclaré M. Apparu sur i-télé, réagissant aux propos d’un délégué CGT qui a réitéré sur la chaîne la menace de "faire sauter" une "bouteille" de gaz de "5.000 litres".
"Il y a en France des tribunaux qui sont là pour arbitrer entre des syndicalistes et des salariés qui ne sont pas contents, et des patrons qui ne font pas respecter le dialogue social", a-t-il fait valoir.
"Ca c’est le droit, ça c’est la France, ça c’est une démocratie. Mais dire : +je vais faire sauter (l’usine, ndlr) si j’ai pas mes 20.000 euros+, ce n’est pas une démocratie", a-t-il ajouté.
Les salariés de Sodimatex réclament notamment une prime extra-légale de 21.000 euros par salarié, dans le cadre du plan social qui doit accompagner la fermeture de l’usine annoncée en avril 2009.
"Autant je peux comprendre qu’un salarié soit exaspéré (…) de perdre son boulot, par contre je trouve inacceptable qu’un syndicaliste quel qu’il soit dise tranquillement à la télévision : +j’ai 5.000 litres de gaz, je fais péter, il y a des gens autour, mais je ne suis pas responsable", a-t-il poursuivi.
L’usine Sodimatex de Crépy-en-Valois (Oise) était toujours occupée vendredi matin par des salariés. Une table ronde réunissant le préfet, la direction et des représentants du comité d’entreprise devait se tenir dans la journée.

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Fillon ne sait pas compter

datePosted on 05:50, mars 14th, 2010 by Philippe MARX

l’UMP par la voix de Fillon ou Xavier Bertrand, attaque encore et toujours les 35 heures. N’importe quel petit militant UMP le fait aussi, les 35 heures seraient responsables de tout. Voici encore une fois quelques vérités statistiques qui montrent une réalité simple, qui permet de corriger n’importe quel troll UMP en 30 secondes.
J’ai eu une petite joie personnelle, en visionnant le débat entre Martine Aubry et Xavier Bertrand. Titine a en effet sorti de son chapeau des stats OCDE et Eurostat pour les mettre sous le museau du goret UMP. Satisfaction par ce que j’avais écrit ça en Janvier 2010 sur le vrai débat:
Alors ça serait vraiment bien que nos élites socialistes qui participent à des débats rappelle aux journalistes les vrais problèmes de ce pays. Loin des faits-divers parfois ignobles, et loin des débats viciés introduits par le traitre étalon. Je l’ai dit dans twitter : qu’aucun socialiste n’aille sur un plateau de TV/Radio sans avoir de quoi démonter les intox de l’UMP liée aux thèmes qui préoccupent les français.
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Une trêve pour les hopitaux de Paris… la lutte continue.

datePosted on 05:34, mars 14th, 2010 by Philippe MARX

C’est le résultat de la mobilisation d’une partie des personnels mobilisés par les syndicats.
L’occupation du siège de groupe entamée jeudi a pris fin hier soir après l’engagement pris par la direction de suspendre ce plan en attendant la fin des négociations avec les syndicats. Selon les syndicats, cette réorganisation entrainerait la suppression de 3 à 4000 postes d’ici à 2012[*]

Les négociations qui reprennent lundi avec les syndicats s’annoncent tendues.


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TOTAL: "L’impression d’être traité comme de la merde…"

datePosted on 05:11, mars 10th, 2010 by admin

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Au micro de RTL et interrogé sur le rôle de la CGT, Lefebvre avait déclaré :
« En tous cas, je suis du côté de l’emploi, en l’occurrence la CGT se bat pour l’emploi aujourd’hui. »[*]

Hier, des incidents ont éclaté devant le siège du groupe Total à La Défense entre des CRS et des salariés de la raffinerie Total des Flandres dont la reconversion a été confirmée lors d’un comité central d’entreprise. Les manifestants, deux à trois cents, ont été repoussés à coups de gaz lacrymogène par les gendarmes mobiles[*]… Pas de Lefebvre en vue, par contre…

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Sarkozy : "l’hôpital ne manque pas de personnel…"

datePosted on 06:03, mars 5th, 2010 by admin

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« Quand, psychologiquement, le personnel n’en peut plus, les absences se multiplient.[...]A Saint-Antoine, nous n’avons pas plus de personnel que l’année précédente (2003) et dans notre service [les soins palliatifs], il n’y a jamais eu si peu de médecins. Mais ce qui compte c’est […] de pouvoir clamer aux infos que des lits sont ouverts en prenant soin de ne pas préciser qu’il n’y a personne pour s’en occuper. »expliquait à l’époque le Dr Véronique Vasseur dans son livre « L’hôpital en danger »[*]
L’année dernière encore, à l’appel des syndicats Cgt, Cfdt, Cftc, FO, Sud et Unsa, les personnels hospitaliers avaient cessé le travail pour dénoncer entre autre le manque de personnel tandis que Nicolas Sarkozy venait inaugurer le nouvel Hôpital civil[*]
Aujourd’hui, pour Sarkozy : il n’existe aucun manque de personnel hospitalier…
Pour aller plus loin :

Peut être que l’hôpital du Val de Grâce possède-lui-un nombre suffisant de personnel hospitalier[*]

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L’égalité au cœur de nos Régions !

datePosted on 05:47, mars 5th, 2010 by admin

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Réveil de ce matin avec – 24 heures sans nous…….

datePosted on 05:48, mars 2nd, 2010 by admin

Baaziz au concert 24h sans nous réal :
JM Vecchiet…


Mamadou m’a dit – François Beranger

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3000 personnes étaient rassemblées lundi en début d’après-midi sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris, (7000 environ dans toute la France !!) dans le cadre de la « journée sans immigrés » pour montrer que, en France, sans les immigrés et leurs descendants directs, les entreprises, les commerces, les administrations, les écoles ne peuvent pas fonctionner.
C’est la première fois qu’une telle journée est organisée. D’autres rassemblements ont été prévus dans plusieurs villes, Marseille, Lyon, Rennes, Strasbourg, Toulouse, Rouen et Paris entre 12h et 14h. Mais aussi en Grèce, en Espagne, en Italie, en Autriche et à Londres…
En Italie, des grèves dans les usines on été organisées et des cortèges sont organisés dans plusieurs villes…
Mise a jour (en continue..) : des cortèges asse « impressionnant » en Italie…

Naples 20.000
Milan plus de 15.000
Rome 15.000 plus occupation de « l’URSAF » italienne (INPS)…
Brescia 10.000
Bologne plus de 10.000
Genova 10.000
Trieste plus de 1.000
Et en plus des 60 autres ville d’Italie…
Le collectif français à l’origine de ce mouvement s’est formé grâce à Internet après les derniers « dérapages » en série de nombreux membres du gouvernement…comme notamment la petite phrase de Brice Hortefeux prononcée devant un militant d’origine maghrébine, lors de la dernière université d’été de l’UMP : « quand il y en a un, ça va, c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes« .
Les autres collectifs en Italie, Espagne et en Grèce (avec le soutien de Bellaciao-Grèce) on suivi l’exemple à cause des mêmes problèmes respectifs…
Tous les panneaux de la mairie de l’exposition « Paris – 150 ans d’immigration » posés autour du parvis ont été recouverts par des drapeaux jaunes pour « marquer » la journée…
Les militants portaient des pancartes et des badges de la Journée sans immigrés dont le slogan est « 24 heures sans nous, 24 heures sans travailler, sans consommer », ou encore, une bannière sur laquelle on pouvait lire « nous sommes tous des immigrés » et sur laquelle ils avaient mis des photos de l’acteur Yves Montand, du footballeur Michel Platini et de l’humoriste Coluche, tous trois d’origine italienne.
Le collectif Bellaciao-France, qui a apporté son soutien à l’organisation de la première heure et été présent avec une délégation sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris, se félicite de la réussite de cette journée et salue les membres du collectif « 24 heures sans nous », ainsi que leurs porte-parole, Nadia, Peggy, et Nadir.
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L’heure n’est pas à la RESIGNATION !!!!

datePosted on 04:55, février 26th, 2010 by admin

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Enorme manif des sans-papiers à Bobigny

datePosted on 05:15, février 25th, 2010 by admin

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Le 24 février 2010, à l’appel du « Ministère de la sans-papiers régularisation de tous les sans-papiers », plus d’un millier de sans-papiers et leurs soutiens se sont rassemblés devant la préfecture de la Seine-Saint-Denis. Ils sont déterminés à faire valoir leurs droits. Mais l’accès à la santé, au logement, au droit du travail, à l’éducation, au bonheur, est-ce que ça ne nous concerne pas tous? C’est en cela aussi que leur lutte est la nôtre.

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Travailleurs sans-papiers : Un grand écran pour sortir de l’ombre

datePosted on 05:14, février 24th, 2010 by admin

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De Jacques Audiard à Isabelle Adjani, 350 personnalités du cinéma signent un « film manifeste » pour la régularisation des travailleurs sans papiers. Objectif : rendre visible cette lutte qui dure depuis quatre mois.
Un film politique, court et efficace. En trois minutes et trente secondes, On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici ! dresse le portrait d’une lutte oubliée : celle des 6 000 travailleurs et travailleuses en grève depuis le 12 octobre 2009 pour obtenir une circulaire de régularisation. Le gouvernement et la grande majorité des médias, à l’exception de l’Humanité, ignore cette lutte pourtant inédite. Un silence à l’origine du projet du Collectif des cinéastes pour les sans-papiers (1). « L’idée est venue au moment de la galette des rois, raconte Jean-Henri Roger, cinéaste et professeur de cinéma à Paris-VIII. Malgré une présence nombreuse des personnalités sur le piquet de grève de la rue du Regard, nous avons eu douze lignes dans le Monde et cinq dans Libération… »
Au début du mois, cinéastes, acteurs, politiques, scientifiques signaient l’appel « Nous les prenons sous notre protection » (lire l’Humanité du 18 février) pour soutenir les grévistes de la rue du Regard menacés d’évacuation. « L’idée du film s’est imposée, raconte le cinéaste Laurent Cantet. En peu de temps, on a réactivé notre réseau. » Celui-ci compte des noms prestigieux du septième art : Isabelle Adjani, Jacques Audiard, Abderrahmane Sissako, Dominique Blanc, Romain Goupil, Cédric Klapisch ou encore Riad Sattouf. Les plus fidèles étaient déjà là en 1997 pour le film Nous, sans-papiers de France. D’autres les ont rejoints en 2007 pour Laissez-les grandir ici. Cette fois-ci, ce ne sont pas moins de 350 cinéastes qui ont signé l’appel en quelques jours. « On voulait faire ce film le plus vite possible, précise le cinéaste Christophe Ruggia. Pour se caler sur les élections régionales et peser sur le débat public afin de sortir les travailleurs sans papiers de l’ombre dans laquelle ils sont depuis quatre mois. » Le court métrage, qui sortira le 10 mars dans plus de 500 salles en France, est déjà disponible sur Internet.
Face caméra, les grévistes racontent la réalité d’un système hypocrite : l’un a rénové l’Assemblée nationale ; un autre la tour Axa de la Défense ; celle-ci, couturière, travaille pour « Etam, Naf-Naf, Camaïeu… » Pas un secteur de l’économie française qui ne sorte indemne de cette litanie des entreprises embauchant des travailleurs sans papiers. Et en connaissance de cause, précisent les grévistes. Car cette situation permet ensuite aux employeurs de les exploiter sans merci. « Quand tu dis « Hé patron ! ça c’est de l’amiante », il te répond : « Si tu travailles pas, vas te faire foutre ». » Payés une misère, les travailleurs sans papiers ne sont pourtant pas inconnus du ministère des Finances qui encaisse cotisations multiples et impôts…
En trois minutes, les cinéastes ont réussi à retranscrire la tristesse, la colère et la détermination de ces hommes et de ces femmes qui se battent beaucoup plus que pour une carte de séjour. Et le cinéaste Michel Andrieu de préciser : dans le contexte « violent du débat sur l’identité nationale », ce film se veut un « contre-feu indispensable ».

On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici !
Film réalisé par le Collectif des cinéastes pour appeler à la régularisation des travailleurs sans papiers en grève et signé par plus de 300 cinéastes.

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Total : courage fuyons

datePosted on 05:02, février 20th, 2010 by admin

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Face aux dirigeants de Total, les ministres sont nombreux au bal des hypocrites…

Par Jean-Emmanuel Ducoin

Tout le monde ne voit pas les choses à la hauteur du peuple… Bien qu’elle s’en défende, la seule préoccupation de Christine Lagarde est donc de profiter de l’argument d’une éventuelle pénurie de carburant dans les jours qui viennent pour occuper l’espace médiacratique. Chacun fait ce qu’il peut à la hauteur de ses ambitions : brandir une nouvelle peur, parmi tant d’autres peurs érigées depuis 2007 par les paranoïas du prince-président… Ainsi, invitée à commenter le conflit qui s’étend chez Total, depuis l’annonce par les salariés d’une grève générale illimitée dans les six raffineries françaises du groupe et de l’arrêt unilatéral de certaines unités, la ministre de l’Économie, qui nous prépare en coulisses un super plan d’austérité, n’a rien trouvé de mieux à dire qu’il n’y avait « pas de risque d’approvisionnement » pour les Français. Comme si l’ampleur du mouvement social en cours chez le géant pétrolier pouvait se résumer aux seules préoccupations de consommation…
Alors que toute personnalité politique responsable devrait d’abord s’indigner de la possible fermeture de la raffinerie des Flandres, Mme Lagarde refuse le débat de fond. Il faudrait, sinon, expliquer aux citoyens concernés qu’une loi interdisant les licenciements dans les entreprises faisant des bénéfices empêcherait Total de se séparer de 370 salariés après ses 13,8 milliards d’euros de bénéfices en 2008, 8 milliards en 2009… Ne rêvons pas. Comment Sarkozy et ses affidés pourraient-ils contester les décisions des grands groupes, prises dans le silence ouaté des réunions d’actionnaires prêts à tout pour assurer « la meilleure rentabilité », alors qu’ils sont dirigés par autant d’amis proches et bienséants ? La France de Sarkozy est aux antipodes de la République universelle qui a formé tant de consciences. Depuis 2007, seule compte la « méritocratie » par l’argent, voire celle, médiocre et vulgaire, des VIP…
Face aux dirigeants de Total, ils sont si nombreux au bal des hypocrites qu’aucune musique ne pourrait souffrir de telles danses sournoises… La palme revenant sans doute à Christian Estrosi, alias ministre de l’Industrie, qui, hier, réclamait du PDG de Total qu’il « rassure très rapidement les salariés »… Christophe de Margerie en tremble ! Mais évidemment, aucun commentaire sur le « cas d’école Total » : ce crack du CAC 40 justifie en effet de fermer son site des Flandres sous prétexte que la consommation baisse en France, mais annonce dans le même temps qu’il augmentera ses capacités de production dans les années à venir. Pour Lagarde et Estrosi, aucune contradiction…
Pendant ce temps-là, un autre ministre, Xavier Darcos, a tenté d’abuser la galerie en délivrant des pastilles vertes, oranges ou rouges (sic) pour qualifier la promptitude d’une entreprise à « prévenir » ou non le stress de ses salariés. Bref de l’affichage, pour valoriser quelques accords bidons, ouvrir des discussions qui ne mène en rien, façon plan de com’ dont Nicolas Sarkozy est coutumier… Seulement voilà, la tentative a déjà fait long feu. Le ministère du Travail, contacté par des entreprises « rouges » (de colère ?) sûrement prêtes à toutes les représailles, a déjà reculé en retirant de son site Internet la fameuse liste… Après le grotesque de l’initiative, voici le « courage fuyons » du gouvernement. Total n’est manifestement pas la seule entreprise à pouvoir essuyer ses pieds sur les paillassons de l’Élysée…

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La journaliste au Nouvel Obs. Florence Aubenas est partie six mois à Caen pour rechercher du travail, comme de millions de Français, afin d’écrire un livre, dont elle fait la promotion en ce moment sur les ondes. “C’est une vie difficile, raconte-t-elle, où il est nécessaire de se lever tôt pour avoir une chance de travailler quelques heures”.
Horaires décalés, temps de transports, désastre des agences pour l’emploi, une heure de ménage ou deux par-ci, par-là… Tel est son quotidien alors qu’il fait partie de la vie de millions d’entre vous. Mais c’est un monde invisible, où la qualité des personnels embauchés se trouve être justement la capacité à devenir transparent, à accepter les pires conditions de travail.
À qui son livre est-il destiné ? La question mérite d’être posée, surtout à nos hommes politiques par trop enclins à jouer dans la cour des réducteurs de coûts.

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Le No Sarkozy Day à Paris

Les gueules noires de Jerada

Le chanteur Jean Ferrat est décédé

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