Cette vidéo raconte comment des pays entiers, particulièrement en Amérique latine, ont été trompés et ruinés par des étatsuniens voulant étendre ce qu’ils appellent l’empire global, la mondialisation au profit des États-Unis, la doctrine Monroe appliquée, le drainage des ressources naturelles et économiques de pays en voie de développement par une poignée de salopards.
John Perkins a été un assassin financier, un economic hitman, EHM comme ils disent entre eux. Ces hommes, ces femmes travaillent pour quelques grandes compagnies étatsuniennes auxquelles ils font faire des milliards en plus de leur donner un contrôle certain sur une nation.
Les assassins financiers élaborent de grands modèles statistiques sur la fulgurante croissance économique que pourrait connaître le pays qui fait appel à la firme pour laquelle ils travaillent. Ces modèles statistiques sont néanmoins faux ou du moins, truqués : c’est connu, on peut faire dire n’importe quoi aux chiffres, il suffit de savoir les manipuler correctement. Et ça, les assassins financiers savent le faire.
Un Lefebvre égal à lui-même.
C’est la faute aux fraudeurs que notre pays a un tel déficit, c’est parce que certain abuse du « bouclier social » que le déficit de la France est dans cet état.
Vous savez Monsieur Lefebvre, si je pouvais payer 300 000 € d’impôt, et qu’il me reste la même somme pour vivre dans l’année, je ne pense pas pouvoir dire que je serais dans l’embarras.
25 000 €/mois, mais je serais heureux comme un pape.
Essayer donc de vivre avec le SMIC ! Et vous verrez ce que c’est de devoir mendier auprès des services sociaux pour avoir un peu d’aide. Vous savez, des fraudeurs il y en a dans tous les milieux. Mais quand un smicard fraude, il fraude à petite échelle, une goutte d’eau dans l’océan et cela ne risque pas de mettre un pays ou une zone en difficulté.
Par contre ceux qui ont droit au bouclier fiscale, quand ils fraudent, ça se voit de suite.
Ne me dite pas que ce sont les fraudeurs du « bouclier social » qui ont fait en sorte qu’aujourd’hui nous sommes en crise.
Bon alors pour savoir de quoi je parle, je suis allé voir sur le site du gouvernent.
Là, j'y trouve deux rubriques : - Un bouclier social 25 fois plus important que le bouclier social. Est-ce un cadeau fait aux riches ?
► Le bouclier fiscal profite avant tout aux ménages modestes : sur 14 000 bénéficiaires, les deux tiers gagnent difficilement un peu plus de 1 000 euros par mois.
►Quant aux personnes aisées qui en bénéficient, ce sont des personnes qui contribuent largement à la prospérité de notre pays. S'ils ont reçu en moyenne 381 782 euros grâce au bouclier fiscal, ils ont payé 364 734 euros d'impôts en 2008. Le bouclier fiscal pèse-t-il sur l'économie ?
En 2008, le bouclier fiscal n'a coûté que 458 millions d'euros. Le bouclier fiscal renforce l'économie française. Les entreprises ont besoin de capitaux, et il faut donc développer les investissements.
Alors si je comprends bien, le bouclier fiscal concernent 14 000 personnes et ne coute QUE 458 millions d'€
Si j'en crois Le Point, il y avait en France en 2006, près de 8 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. Il me semblerait étonnant, crise aidant, que ce chiffre ait baissé depuis.
Donc 7,9 millions qui divisent 14 000 = 564,28.
Il y aurait donc 564 fois plus de pauvres que de riches en France?
Donc l'état ne dépense que 25 fois plus d'argent pour aider les pauvres qui sont 564 fois plus nombreux ?
Il me semble bien que ce soit : trop pour les riches ou pas assez pour les pauvres.
De plus quand vous dites : "moi je préfère qu'il paye 300 000 €, plutôt qu'il parte en Belgique ou à Londres", ça sert à quoi qu’il les paye, puisque vous lui rendez ? - La fraude aux aides sociales est-elle si importante ?
Si j'en crois cet article du NouvelObs le taux de la fraude sociale serait, selon un rapport de la CNAF (Caisse nationale d'allocations familiales) de 2,1%, soit un montant de 450 à 800 millions d'€.
C'est énorme je sais, et il faut bien évidement lutter contre cette fraude. Mais ce montant correspond à 1 à 2 fois le montant du bouclier fiscal. Cela ne doit pas être une somme si importante, puisqu'elle n'est QUE du montant du bouclier fiscal.
Alors pour conclure, reprendra la question de M. Demorand : « Vous êtes en train de nous anesthésier là Frédéric Lefebvre (…) ». Vraiment vous croyez à ce que vous dites ? MAIS OUIIIIIIIIII ! IL LE CROIT….
En ces temps où l’on parle beaucoup de dette publique pour inciter les peuples européens à donner leur consentement à des réformes d’austérité grandissantes, il est crucial de comprendre d’où vient cette dette des Etats.
Etienne Chouard dénonce ici l’article 123 du Traité de Lisbonne (ex-article 104 du Traité de Maastricht ), article qui oblige les Etats de l’UE à emprunter auprès de banques privées à charge pour nous de leur payer des intérêts.
Etienne Chouard est enseignant en économie-gestion et en droit fiscal.
Etienne Chouard a préfacé l’ouvrage de André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder "La dette publique, une affaire rentable : à qui profite le système ?"
La tempête boursière qui frappe toutes les places financières de la planète le confirme : ce sont les fondements mêmes de l’économie financière, telle qu’elle s’est emballée depuis plus de dix ans, qu’il est temps de repenser, notamment en désarmant les marchés qui ont acquis un pouvoir démesuré.
Il faut inventer une nouvelle économie, plus solidaire, qui remette l’être humain au cœur des préoccupations.
Ce développement, fondé sur la redistribution des richesses, un revenu d’existence pour tous, une diminution du temps de travail et une remise en cause, au moins partielle, de l’économie monétaire et de marché au profit de l’économie de don et de réciprocité, créera un nouvel art de vivre ensemble.
N'hésitez pas, prenez le temps de regarder ces 7 Vidéos, vous apprendrez beaucoup…
"Le soutien absolu au marché automobile, ça marche", affirmait Sarkozy le 26 février 2009, en défendant son plan pour l’automobile. Quatorze mois plus tard, PSA annonce la fermeture de son site de Melun-Sénart (Seine-et-Marne) dans le cadre d’un projet de éorganisation logistique.
Chez l’industriel, on ne voit pas d’entorse aux engagements de 2009 puisqu’il ne s’agit pas d’une délocalisation, mais d’une simple cessation d’activité…
Pour l'agence de notation Fitch Ratings, les finances des régions françaises sont encore solides. «Mais pas pour longtemps». L'agence de notation avertit que les finances régionales devraient connaître «des temps difficiles dans les années à venir en raison de l'atonie des recettes face à des besoins d'investissement toujours importants». Christophe Parisot, directeur senior au sein du département finances publiques de Fitch prévoit en conséquence une forte hausse de l'endettement des régions.
Dépenses toujours en hausse, recettes stables
Les dépenses de fonctionnement, qui se sont accrues de 12% par an entre 2004 et 2009, devraient progresser beaucoup plus lentement à l'avenir (+3% en 2010 estimé) avec la fin des transferts de compétences entamés en 2004.
Pour autant, les besoins d'investissement devraient rester élevés, surtout dans les transports, mais aussi pour la formation professionnelle et les lycées. En 2009, les dépenses d'investissement des régions se sont accrues de 1,3%, soit un rythme moins soutenu qu'en 2007 et 2008 lorsqu'elles avaient progressé respectivement de 8,6% et 3,2%. «Cette progression traduit néanmoins le rôle actif que les régions ont joué dans le plan de relance de l'État», note l'agence.
Selon l'étude, «les besoins d'investissement devraient rester élevés au cours des prochaines années du fait de l'existence de grands projets d'infrastructures nouvelles (réseaux ferroviaires régionaux principalement et participation des régions aux lignes à grande vitesse) et d'importants besoins récurrents en termes d'entretien et de mise à niveau des infrastructures existantes».
De l'autre côté, les recettes devraient stagner, étant composées à plus de 70% de dotations de l'Etat ou d'impôts non dynamiques dont l'évolution sera inférieure à l'inflation dans les années à venir. La future cotisation sur la valeur ajoutée (CVAE), qui sera corrélée au PIB, devrait aussi progresser à un rythme faible dans un contexte de reprise économique molle.
Au micro de RTL et interrogé sur le rôle de la CGT, Lefebvre avait déclaré : « En tous cas, je suis du côté de l’emploi, en l’occurrence la CGT se bat pour l’emploi aujourd’hui. »[*]
Hier, des incidents ont éclaté devant le siège du groupe Total à La Défense entre des CRS et des salariés de la raffinerie Total des Flandres dont la reconversion a été confirmée lors d’un comité central d’entreprise. Les manifestants, deux à trois cents, ont été repoussés à coups de gaz lacrymogène par les gendarmes mobiles[*]… Pas de Lefebvre en vue, par contre…
Comment sommes-nous arrivés à une situation où il n’y a jamais eu autant de richesse matérielle ni de productivité, et où pourtant tout le monde est endetté auprès des banquiers ? Et voilà que soudain les banquiers n’ont plus d’argent et que nous, les contribuables, devons les renflouer en nous endettant encore d’avantage ! L’Argent Dette II (LAD2) explore l’arithmétique déroutante, frauduleuse et destructrice du système monétaire qui nous tient en otages par une dette constamment grandissante… … et envisage des systèmes novateurs d’avenir.
Après l’hôpital pédiatrique de Trousseau, Joffre-Dupuytren à Draveil entre en lutte contre la direction de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Dans cette structure gériatrique, 68 lits sont voués à la fermeture, avant un possible démantèlement. Inconcevable pour les 1 050 employés mobilisés.
» Direction générale, menteur », la banderole attachée à l’entrée de l’hôpital Joffre-Dupuytren, à Draveil (Essonne), donne le ton. Alors que la structure gériatrique pensait être épargnée par le plan de restructuration de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), le personnel ne digère pas le coup de Trafalgar du directeur général de l’AP-HP. « Le 7 décembre, Benoît Leclercq avait dit publiquement que l’activité serait maintenue, voilà que le 8 février, le maire de la ville reçoit un courrier annonçant que 68 lits vont être fermés. Il s’est bien foutu de notre gueule ! » s’énerve Jean-Marc Allouche, secrétaire CGT pour l’intersyndicale CGT-FO. Et depuis, l’hôpital bouillonne.
En ce mardi, la sono diffuse de la musique à fond avant l’assemblée générale. Plus de 200 soignants, médecins et agents de nettoyage se pressent dans le hall d’accueil… Certains sont venus sur leurs jours de congé, accompagnés de leurs enfants. Depuis vingt-six jours, ils défilent dans le centre-ville, participent à des opérations escargot comme le 25 février et débrayent quelques heures à l’appel de l’intersyndicale. Pour mettre la pression sur la direction et maintenir l’ensemble des activités. Mais aussi tenter de comprendre cette décision de fermer 68 lits de soins de suite et de rééducation (SSR). Car le bâtiment abritant ces activités est flambant neuf ! 32 millions y ont été investis. Et en 2009, l’hôpital a atteint 97 % d’occupation. 900 patients y ont même été refusés par manque de place !
« Avec ces événements, la construction d’un nouveau bâtiment pour remplacer celui de Joffre, avec 240 lits de soins de longue durée (SLD) est aussi remise en question. Les laboratoires de biologie devraient partir à Henri Mondor, à Créteil (94). Des rumeurs parlent de fermer l’hôpital », déplore Serge Serbera, secrétaire FO. Pour les syndicats, ces 68 lits ne sont qu’une étape vers un transfert plus important des activités à Rothschild, le futur grand hôpital gériatrique francilien. Une logique qui s’inscrit dans le plan de regroupement de 37 hôpitaux de l’AP-HP à 12, supprimant au passage 4 000 postes d’ici à 2012. Á Joffre-Dupuytren, 130 emplois seraient ainsi menacés. Ce qui tracasse Michelle, infirmière mobilisée. « Je suis à trois ans de la retraite, j’ai déjà fait la fermeture de Vaugirard, de Broussais avant de venir ici. Á cinquante-trois ans, hors de question de retourner à Paris ! » insiste-t-elle. Pourtant, le quotidien n’est pas une partie de plaisir. Dans son service de soins de suite de rééducation, une infirmière et deux aides soignantes s’occupent de 16 à 21 patients âgés, paralysés ou atteints de cancer, d’Alzheimer. Sa collègue, Marie, aide soignante, avoue même ne pas avoir le temps de débrayer. Dans cette lutte, le comité consultatif médical (CCM) n’est pas en reste. 97 % des médecins sont réunis en comité de défense. « On ne nous a pas demandé notre avis. Nous avons donc écrit de nombreux courriers aux députés et sénateurs pour les alerter », explique un d’entre eux qui souhaite rester anonyme. La pétition en ligne sur leur blog a déjà recueilli 1 700 signatures. Depuis le début, Georges Tron, maire UMP de la ville, assure aussi son soutien aux grévistes. Il a qualifié l’attitude de l’AP-HP « d’irresponsable et d’irrespectueuse » dans différents médias. Et proposé les dates des 8, 10 et 12 mars pour organiser une réunion avec le directeur général (DG) de l’Assistance publique. Mais celui-ci refuse toujours de rencontrer l’édile et les syndicats avant le 21 mars. Élections régionales obligent. Bille en tête, Jean-Marc Allouche va chercher le directeur de l’hôpital dans son bureau après l’assemblée générale. Pour connaître la date de cette fameuse réunion. Les grévistes le suivent, chahutant. Pas question de se mobiliser dans la morosité. « Alors, on en est ou ? » lance le représentant de la CGT. Gêné, le directeur informe que le DG refuse toujours de discuter avant les élections. « Nous allons intensifier le mouvement. Et ça va être autre chose que de brûler des palettes ! » martèle Jean-Marc Allouche. Les syndicats ont ensuite décidé d’interpeller Martine Orio, la directrice du pôle hospitalier dont ils dépendent. Hier, 195 personnes de Joffre-Dupuytren ont débarqué à l’hôpital Albert-Chenevier (Val-de-Marne) au milieu d’une réunion. Et ont obtenu une entrevue avec elle aujourd’hui pour discuter du maintien des activités.
3000 personnes étaient rassemblées lundi en début d’après-midi sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris, (7000 environ dans toute la France !!) dans le cadre de la « journée sans immigrés » pour montrer que, en France, sans les immigrés et leurs descendants directs, les entreprises, les commerces, les administrations, les écoles ne peuvent pas fonctionner. C’est la première fois qu’une telle journée est organisée. D’autres rassemblements ont été prévus dans plusieurs villes, Marseille, Lyon, Rennes, Strasbourg, Toulouse, Rouen et Paris entre 12h et 14h. Mais aussi en Grèce, en Espagne, en Italie, en Autriche et à Londres… En Italie, des grèves dans les usines on été organisées et des cortèges sont organisés dans plusieurs villes… Mise a jour (en continue..) : des cortèges asse « impressionnant » en Italie…
Naples 20.000 Milan plus de 15.000 Rome 15.000 plus occupation de « l’URSAF » italienne (INPS)… Brescia 10.000 Bologne plus de 10.000 Genova 10.000 Trieste plus de 1.000 Et en plus des 60 autres ville d’Italie… Le collectif français à l’origine de ce mouvement s’est formé grâce à Internet après les derniers « dérapages » en série de nombreux membres du gouvernement…comme notamment la petite phrase de Brice Hortefeux prononcée devant un militant d’origine maghrébine, lors de la dernière université d’été de l’UMP : « quand il y en a un, ça va, c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes« . Les autres collectifs en Italie, Espagne et en Grèce (avec le soutien de Bellaciao-Grèce) on suivi l’exemple à cause des mêmes problèmes respectifs… Tous les panneaux de la mairie de l’exposition « Paris – 150 ans d’immigration » posés autour du parvis ont été recouverts par des drapeaux jaunes pour « marquer » la journée… Les militants portaient des pancartes et des badges de la Journée sans immigrés dont le slogan est « 24 heures sans nous, 24 heures sans travailler, sans consommer », ou encore, une bannière sur laquelle on pouvait lire « nous sommes tous des immigrés » et sur laquelle ils avaient mis des photos de l’acteur Yves Montand, du footballeur Michel Platini et de l’humoriste Coluche, tous trois d’origine italienne. Le collectif Bellaciao-France, qui a apporté son soutien à l’organisation de la première heure et été présent avec une délégation sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris, se félicite de la réussite de cette journée et salue les membres du collectif « 24 heures sans nous », ainsi que leurs porte-parole, Nadia, Peggy, et Nadir.
Adieu veaux, vaches, cochons et tomates de Marmande ? Il y a un an, le monde paysan entrait dans une crise jamais vue depuis trente ans. Alors que le Salon international de l’agriculture ouvre ses portes à Paris, le climat général reste des plus délétères. Bien sûr, la plus grande foire du monde se réserve le plaisir de goûter aux joies des concours agricoles, des produits régionaux et des grands crus classés. Mais, chez les producteurs, le moral est morose. Signe des temps ? Des manifestations sont prévues en marge des réjouissances, entre autres des distributions de lait. Histoire de rappeler que la filière est en ébullition depuis qu’en mai dernier les éleveurs ont découvert une fiche de paie réduite de 30 % par rapport à l’année précédente. La plupart des filières ont suivi le même chemin de croix. La production porcine a baissé de 1,5 % en France. Le vin tourne lui aussi vinaigre. La récolte 2009 réservait de grands espoirs, mais la sortie de chais est loin d’être concluante, assurent les chambres d’agriculture. Côté fruits et légumes, l’ensemble des productions est déclaré en crise conjoncturelle. Les revenus à l’hectare enregistrent une chute libre. La pêche nectarine a été délestée, en moyenne, de 4 700 euros par hectare. Dans la pomme, l’estimation des pertes oscille, selon les variétés, entre 2 000 et 10 000 euros.
Deux tiers des exploitations sont aujourd’hui estimées en situation de graves difficultés. Le revenu paysan a trinqué, forcément. Globalement, les payes ont régressé de 32 % en 2009, après avoir déjà chuté de 20 % en 2008. Á ce rythme, nous ne finirons pas l’année : la phrase, depuis un an, ricoche d’écho en écho dans la bouche des exploitants. Ou se dessine la crainte d’une France sans paysans. Fantasme ou réalité ? Habitués à râler, des indices montrent que les agriculteurs se prépareraient à faire pire : mettre la clé sous la porte. Poussés par la faillite, quand deux tiers des exploitations sont aujourd’hui estimées en situation de graves difficultés. Ou découragés par une crise qui se structure dans le temps. « Les subventions accordées pour financer les plans de cessation via l’arrachage des arbres ou des vignes ont connu un tel succès qu’elles n’ont pas suffi à répondre à la demande », rappelle André Brochu, de la Confédération paysanne. Confrontés à un avenir incertain, les jeunes agriculteurs, eux, hésitent à se lancer et mettent leurs projets en suspens. « En 2009, nous constatons a minima un ralentissement des installations », relève Guy Vasseur, nouveau président des chambres d’agriculture. « Soit l’année 2010 offre des signes positifs, soit cette attente se changera en abandon. Or la grande majorité des clignotants restent au rouge. » Illustration dans le Nord-Pas-de-Calais, ou l’on compte, aujourd’hui, quatre cessations d’activité pour une seule installation. « Jusqu’en 2007, ses dernières se faisaient au rythme de 400 par an », rappelle Mickaël Poillon, responsable du syndicat Jeunes Agriculteurs. « En 2009, on n’en compte plus que 200. » Signe que la crise est profonde : il a décidé de se présenter aux élections régionales en tête d’une liste composée uniquement de jeunes agriculteurs. Déçu par une gauche qui, estime-t-il, n’aborde l’agriculture durable que par la lorgnette des repas bio dans les cantines, irrité par une droite qui ne parle que de compétitivité, il espère interpeller. Les politiques, bien sûr, mais aussi le monde paysan. « Je fais partie d’une génération qui remet beaucoup de choses en cause. Nous sommes restés trop longtemps sur nos acquis », estime-t-il, jugeant venu le temps de les défendre via des stratégies sur le long terme. « En résistant, par exemple, à la tentation du marché de l’export. »
De Jacques Audiard à Isabelle Adjani, 350 personnalités du cinéma signent un « film manifeste » pour la régularisation des travailleurs sans papiers. Objectif : rendre visible cette lutte qui dure depuis quatre mois. Un film politique, court et efficace. En trois minutes et trente secondes, On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici ! dresse le portrait d’une lutte oubliée : celle des 6 000 travailleurs et travailleuses en grève depuis le 12 octobre 2009 pour obtenir une circulaire de régularisation. Le gouvernement et la grande majorité des médias, à l’exception de l’Humanité, ignore cette lutte pourtant inédite. Un silence à l’origine du projet du Collectif des cinéastes pour les sans-papiers (1). « L’idée est venue au moment de la galette des rois, raconte Jean-Henri Roger, cinéaste et professeur de cinéma à Paris-VIII. Malgré une présence nombreuse des personnalités sur le piquet de grève de la rue du Regard, nous avons eu douze lignes dans le Monde et cinq dans Libération… » Au début du mois, cinéastes, acteurs, politiques, scientifiques signaient l’appel « Nous les prenons sous notre protection » (lire l’Humanité du 18 février) pour soutenir les grévistes de la rue du Regard menacés d’évacuation. « L’idée du film s’est imposée, raconte le cinéaste Laurent Cantet. En peu de temps, on a réactivé notre réseau. » Celui-ci compte des noms prestigieux du septième art : Isabelle Adjani, Jacques Audiard, Abderrahmane Sissako, Dominique Blanc, Romain Goupil, Cédric Klapisch ou encore Riad Sattouf. Les plus fidèles étaient déjà là en 1997 pour le film Nous, sans-papiers de France. D’autres les ont rejoints en 2007 pour Laissez-les grandir ici. Cette fois-ci, ce ne sont pas moins de 350 cinéastes qui ont signé l’appel en quelques jours. « On voulait faire ce film le plus vite possible, précise le cinéaste Christophe Ruggia. Pour se caler sur les élections régionales et peser sur le débat public afin de sortir les travailleurs sans papiers de l’ombre dans laquelle ils sont depuis quatre mois. » Le court métrage, qui sortira le 10 mars dans plus de 500 salles en France, est déjà disponible sur Internet. Face caméra, les grévistes racontent la réalité d’un système hypocrite : l’un a rénové l’Assemblée nationale ; un autre la tour Axa de la Défense ; celle-ci, couturière, travaille pour « Etam, Naf-Naf, Camaïeu… » Pas un secteur de l’économie française qui ne sorte indemne de cette litanie des entreprises embauchant des travailleurs sans papiers. Et en connaissance de cause, précisent les grévistes. Car cette situation permet ensuite aux employeurs de les exploiter sans merci. « Quand tu dis « Hé patron ! ça c’est de l’amiante », il te répond : « Si tu travailles pas, vas te faire foutre ». » Payés une misère, les travailleurs sans papiers ne sont pourtant pas inconnus du ministère des Finances qui encaisse cotisations multiples et impôts… En trois minutes, les cinéastes ont réussi à retranscrire la tristesse, la colère et la détermination de ces hommes et de ces femmes qui se battent beaucoup plus que pour une carte de séjour. Et le cinéaste Michel Andrieu de préciser : dans le contexte « violent du débat sur l’identité nationale », ce film se veut un « contre-feu indispensable ».
On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici ! Film réalisé par le Collectif des cinéastes pour appeler à la régularisation des travailleurs sans papiers en grève et signé par plus de 300 cinéastes.
Méthode de calcul
Estimation à partir des chiffres du 30 septembre 2009 : dette de 1457,4 milliard d'euros (données INSEE)
Estimation fin 2009 : 1457,4 + 29,4 = 1486,8
Estimation fin 2010 : 1486,8 + (29,4 x 4) = 1604,4
Le compteur de l'intérêt de l'emprunt de la dette publique, total et par personne
Il suffit de saisir le nombre de personnes qui composent votre foyer
Rassemblement du 06 Juin 2010 de la section de Villerupt du PCF pour la « Libération de Salah HAMOURI »
Télécharger FireFox
Villerupt : Il était une fois Villerupt ou Villerupt, il était une fois la révolution…. La vidéo en musique
La Fête de l'Humanité c'est un espace unique, festif et convivial où la solidarité, les débats se mêlent à la culture. C'est une multitude de concerts d'exception, d'animations de rue, du théâtre, des expositions. Cette année, la Fête de l'Humanité fête ses 80 ans : trois jours dignes de ce vénérable anniversaire !
La plus grande fête politique de France se déroulera les 10, 11 et 12 septembre prochain. Trois jours de spectacles accessibles à tous, 50 concerts, des expos, des débats, un village du livre, du théâtre… avec Jacques Dutronc, The prodigy, Simple Minds, Madness, Caravan Palace, Raggasonic, Alain Souchon, un hommage à Jean Ferrat, Agnès Bilh et ses invités, l'ensemble de cuivres de l'Orchestre philharmonique de Radio France et bien d'autres encore !
Tarif et infos :
http://humanite.fr/28_06_2010-la-f%C3%AAte-une-soif-did%C3%A9al-intacte-depuis-80-ans-448479
Des mots, des phrases, qui demandent toute notre attention…
"Mieux vaut savoir que croire"
(Morale républicaine)
Le patriotisme,
c'est l'amour des siens.
Le nationalisme,
c'est la haine des autres.
"La nation
c'est ce qui reste
à ceux qui n'ont plus rien"
(Jean Jaurès)
« Un ouvrier non syndiqué
est une poussière d’ouvrier »
(Anatole France)
"La liberté
c'est toujours la liberté
de celui-ci
qui pense autrement"
(Rosa Luxemburg)
"Un arbre qui tombe fait
plus de bruit
qu'une forêt qui pousse"
(Proverbe chinois)
"Résister est un verbe
qui se conjugue au présent"
(Lucie Aubrac)
"Nul n'a le droit
d'entasser des monceaux de blé
à côté de son voisin qui meurt de faim"
(Rosbespierre)
"Quand on rêve tout seul,
ce n’ est qu’un rêve,
quand nous rêvons ensemble,
c’ est le début de la réalité."
Il faut une infinie patience
pour attendre toujours
ce qui n'arrive jamais.
(Pierre Dac)
"Quand le gouvernement viole
les droits du peuple,
l’insurrection est
pour le peuple
le plus sacré
et le plus indispensable
des devoirs."
(Robespierre)
"En régime capitaliste,
les Etats-Unis d'Europe
sont impossibles ou réactionnaires".
(Wladimir Illich Oulianov dit "Lénine")
"Dans l'idée de résistance,
il y a,
au départ,
une obligation de désobéissance
à ce qui paraît insupportable."
(Lucie Aubrac)
"Le pouvoir créera des vertiges
tant qu'il ne sera pas partagé par tous"
(Louise Michel)
ir n'est pas une amélioration du présent,
c'est tout autre chose"
(Elsa Triolet)
*
"Les grands ne sont grands
que parce que nous sommes à genoux"
"Il faut rêver très haut
pour ne pas réaliser trop bas"
(Victor Hugo)
"Ils auront beau couper toutes les fleurs,
ils n'empêcheront pas la venue du printemps".
(Cheminots en grève-novembre 2007)
"Il est plus difficile d'être un homme libre
que d'être un esclave"
(Aimé Césaire)
"Quand la loi redevient celle de la jungle,
c'est un honneur que d'être déclaré hors-la-loi"
(Hervé Bazin)
"C'est de l'enfer des pauvres
qu'est fait le paradis des riches"
(Victor Hugo)
"L'énergie révolutionnaire
la plus constante alliée
à l'humanité la plus bienveillante :
cela seul est la vraie essence du socialisme."
(Rosa Luxembourg)
"Quand les hommes ne peuvent changer les choses,
ils changent les mots"
(Jean Jaurès)
Si, depuis que le monde est monde,
tous les hommes avaient respectés toutes les lois,
nous en serions encore à l'esclavage.
Je défends les grandes causes,
surtout celles des petits.