|
Il est plus difficile d'être un homme libre que d'être un esclave…!
|
|
déc
19
2008
Fillon: si la France est mal dirigée, c’est la faute de l’oppositionPensez à laisser un commentaire, une surprise vous attend ! Martine Aubry ment, l’opposition se transforme en obstruction, le PS crée des tensions dans le pays… Pour son grand retour médiatique, le Premier ministre ne fait pas dans la demi mesure: si les réformes sont formidables, l’opposition, elle, est mère de tous les maux de la France !Le report du vote sur le travail le dimanche ? Les manifs lycéennes ? Le retard des réformes ? Pour François Fillon, pas de doute : c’est PS, PS et encore PS ! Inexistant ces dernières semaines, le Premier ministre commence à sortir de son rôle de perroquet du plan de relance pour s’attaquer frontalement au Parti socialiste. Jeudi 18 décembre sur Europe 1, il a ainsi chargé lourdement la nouvelle première secrétaire qui l’avait précédé face à Jean-Pierre Elkabbach : « J’entendais Mme Aubry sur votre antenne hier mentir effrontément, s’emportait-il. Elle a expliqué que le plan de relance se limitait à 4 milliards : à quoi ça sert ?-Mais monsieur le Premier ministre, vous voyez que vous la traitez de menteuse ! Remarque Elkabbach.- Ah oui, ça, sans hésitation !» Répond Fillon.
L’opposition à l’origine des manifs lycéennes
Quant à la reculade sur la réforme des lycées, même cause, même colère : « Ce qui aujourd’hui cloche c’est qu’il y a une tension très forte qui est liée à la crise et qui est liée à l’attitude d’une partie de l’opposition : quand Mme Aubry dit ici que le Parti socialiste doit manifester avec les lycéens, c’est un choix qui en dit long. » Et Fillon de juger que le rôle de l’opposition n’est pas « de créer des tensions dans ce pays au moment même où le pays a besoin de se rassembler. »
Un refrain qu’on avait déjà longuement entendu lors des municipales et que les ministres avaient repris en cœur en mai dernier : la majorité est le camp du changement, l’opposition est désormais le camp du conservatisme. D’où la nouvelle expression à la mode : « l’opposition se transforme en obstruction », comme le répétait le Premier ministre sur Europe 1 et comme le reprennent à l’envie les porte-parole de l’UMP et les ministres en conférence de presse. Les socialistes traités comme des écoliers turbulents Dans ce contexte, le PS est, au mieux, infantilisé : « il y a beaucoup d’énervement, excuse Fillon comme on pardonne à un gamin. La gauche est passée par des moments très difficiles ces dernières semaines. On va reprendre tranquillement les débats au mois de janvier. »
Sur la réforme des lycées, Fillon renvoie les socialistes en classe : « ce n’est pas le rôle d’un grand parti politique de gouvernement d’être dans la rue. Le rôle d’un parti politique de gouvernement c’est de faire des propositions, d’être au Parlement… » En somme, si ce pays est mal dirigé, c’est la faute de l’opposition. Trop fort, François Fillon ! |