
Posted on 05:00, juillet 22nd, 2010 by
Philippe MARX
Le secrétaire général de la CGT estime que le gouvernement sera contraint de bouger. Il se montre confiant dans la mobilisation du 7 septembre pour «bousculer» la réforme.
L’examen de la réforme commence à l’Assemblée nationale. La façon dont
il s’engage permettra-t-elle
un vrai débat ?
Bernard Thibault. La forme retenue est dans la droite ligne de ce qu’on a connu depuis le début du processus de la «réforme» des retraites : une concertation mais pas de négociation, la présentation d’un projet le 20 juin, quelques jours avant les congés d’été, un Conseil des ministres un 13 juillet, en plein congés, et une commission des Affaires sociales à huis clos. C’est le signe d’une difficulté pour le gouvernement à assumer les choix qu’il va défendre en septembre.
Vous n’avez pas l’espoir que
la commission présente un projet
un peu modifié ?
Bernard Thibault. Ça ne semble pas être l’orientation politique retenue à ce stade. La consigne semble donnée par l’Élysée de ne pas engager les choses sérieuses dès maintenant. Ça ne veut pas dire qu’on ne soit pas à la merci
de manœuvres. Mais, d’après moi, le gouvernement, très conscient
du climat social qui entourera
le débat parlementaire
de septembre, attend le dernier moment pour savoir s’il doit bouger et sur quoi.
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