Posts Tagged ‘chiffres’

Pas de quoi payer les retraites ? Ne tombons pas dans le piège !

datePosted on 05:14, juin 26th, 2010 by Philippe MARX

Un coup d’œil sur quelques chiffres montre qu’il n’en est rien. En une seule année, en 2009, 639 milliards d’euros ont été directement captés par les grands groupes capitalistes qui s’abritent derrière le gouvernement Sarkozy. Avec 639 milliards il y a non seulement de quoi investir dans la relance de l’industrie et du développement économique du pays mais il y a aussi largement de quoi financer notre système de retraites, la sécurité sociale, l’enseignement et la recherche… et bien d’autres choses. Ce qui ne serait que justice puisque ce sont les travailleurs et le peuple qui créent tout ce qui existe.
Seulement voilà, ces sommes énormes sont investies avant tout dans la spéculation. Faire de l’argent en spéculant c’est la façon d’être du capitalisme, en France comme partout.

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Retraites : à propos d’espérance de vie

datePosted on 04:21, avril 19th, 2010 by Philippe MARX

Le gouvernement mène une campagne de publicité dans la presse (inutile de demander qui paie, nous connaissons la réponse) sur le thème de l'augmentation de l'espérance de vie. 66 ans en 1950, 81 ans en 2010, dit-elle. Conclusion : il faut faire quelque chose (inutile de demander quoi, la réponse est également connue).
On ne peut rien contre les chiffres, dira-t-on. Mais ces chiffres sont truqués.
Il faut souligner un premier point : L'augmentation de la durée de la vie n'implique pas une amélioration symétrique de la santé à un âge donné. Bien au contraire : Si on vit plus vieux, c'est que bien des maladies qui étaient mortelles ne le sont plus. Elles n'en laissent pas moins des séquelles. Ce n'est pas parce qu'on est plus nombreux à atteindre 70 ans qu'on est plus capable de travailler à 70 ans qu'en 1950.
Mais, surtout, le chiffre dont on nous rebat les oreilles n'a rien à voir avec la durée du temps passé à la retraite. Pour une raison simple : Il s'agit de l'espérance de vie à la naissance. Elle était, encore en 1950, bien plus 100 ans plus tôt, tirée vers le bas par le nombre de morts en bas âge. Celles-ci sont, fort heureusement, devenues très rares, ce qui pousse la moyenne vers le haut. Mais ne change rien à la question des retraites.
J'ai donc cherché le seul chiffre pertinent, celui de l'espérance de vie à 60 ans. J'ai fini par le trouver, sur le site du COR (Conseil d'orientation des retraites). Cette espérance était de 16 ans (soit 76 ans) en 1950. Elle atteint aujourd'hui 24 ans (soit 84 ans). Là où le gouvernement affiche un écart de 15 ans, créateur fatal de gouffre, il n'y a en fait que huit ans de différence. D'autant plus facile à combler par l'augmentation de la productivité.
Cliquez ici ► Je joins le graphique du COR. Il appelle deux remarques :
1) ► La façon dont la courbe est prolongée jusqu'en 2050 est bien sûr ridicule. Rien ne permet de croire à une augmentation continue de la durée de la vie : Certaines limites naturelles seront forcément atteintes. Pourquoi s'arrêter en 2050, et ne pas poursuivre hardiment pour nous apprendre que vers l'an 3000, nos descendants vivront en moyenne 170 ans, et qu'il est donc urgent de porter la durée de cotisations à 150 ans ? Ce ne serait pas moins sérieux.
2) ► Malgré tout, supprimés ces amusants pointillés, la pente semble rude. C'est une question d'échelle : On peut tout faire, avec un graphique. Les années de vie (en ordonnées) sont représentées par quatre fois plus de centimètres que les années de temps (en abscisses). En plus, l'échelle des ordonnées commence à 16, histoire de donner l'impression qu'on part de zéro et qu'on grimpe vertigineusement.
Conclusion : Nous avons là un exemple type de l'usage qu'on fait des chiffres et des graphiques pour asséner des "vérités incontestables" qui n'en sont pas.

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Résultat des régions et comparaison avec 2004

datePosted on 06:53, mars 22nd, 2010 by Philippe MARX

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Un document indique le nombre de contraventions à dresser par les policiers

Le Parisien a fait paraître vendredi le tableau d’objectifs que les agents de police de la troisième compagnie centrale de circulation doivent atteindre afin de satisfaire aux directives de la Préfecture de Police. Ce document à usage interne leur indique le nombre de procès-verbaux à dresser pour six types d’infraction différents, de stationnement gênant à circulation dans le couloir d’un bus, en passant par le feu rouge brûlé par les cyclistes.
“L’idée même de quotas en matière de contraventions est irrationnelle, nie le préfet de police, Michel Gaudin. Cela n’a aucun sens” ! Mais il promet tout de même des sanctions pour celui qui a laissé filtrer le tableau dans la presse… La “bâtonnite”, ainsi que les agents de police se plaisent à dire de cette politique du chiffre dans les commissariats, reste tabou chez leur hiérarchie
.

Ainsi, l’une des trois compagnies de circulation à Paris se voit fixer celui de 16.823 contraventions pour stationnement irrégulier, 387 pour les deux-roues motorisés dans les couloirs de bus et 170 pour le passage au feu rouge des vélos. Si le ministre de l’Intérieur, régulièrement interrogé par des députés, n’est jamais capable de donner de chiffre précis, ces infractions constatées rapporteraient 1,5 milliard d’euros par an.

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Le No Sarkozy Day à Paris

Les gueules noires de Jerada

Le chanteur Jean Ferrat est décédé

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