Posts Tagged ‘Elus’
 Posted on 03:57, avril 8th, 2010 by Philippe MARX
 Plusieurs parlementaires ont lancé hier un audit sur l’impact de la politique d’expulsions du gouvernement. Les explications de Jean-Luc Bennahmias, député européen.
Plusieurs parlementaires, de gauche comme de droite, soutenus par les chercheurs de Cette France-là, collectif qui sort demain sa deuxième publication (1), demandent des comptes à Nicolas Sarkozy sur sa politique d’immigration.
Pourquoi réclamer cet audit ?
Jean-Luc Bennahmias. La politique actuelle est inopérante et inhumaine. Par certains aspects, elle pourrait passer devant la Cour européenne des droits de l’homme. Par exemple, dans son projet de loi, Éric Besson définit comme centres de rétention les lieux d’arrivée d’immigrés clandestins. Je doute que les plages aient les qualités requises au niveau de l’accueil et de l’hygiène.
Des députés de droite comme Étienne Pinte s’associent à ce mouvement. Y a-t-il une large contestation de la politique d’immigration actuelle ?
Jean-Luc Bennahmias. Malheureusement, il n’y a pas beaucoup de surprises. Ce sont toujours les mêmes. J’aimerais bien que des personnalités de la droite républicaine se mouillent plus.
Le Conseil des ministres vient d’adopter un projet de loi qui durcit la politique actuelle. Comment analysez-vous cette escalade dans la répression ?
Jean-Luc Bennahmias. La logique d’interdire l’immigration clandestine est d’une naïveté et d’une hypocrisie totales. Aucun pays riche ne pourra jamais arrêter l’immigration. Quand les gens sont prêts à mourir sur des bateaux pour traverser la Méditerranée, je ne vois pas comment des lois les empêcheraient de passer. Le droit de circulation des personnes sur la planète doit être total. Reste à gérer le droit de résidence. Pour le limiter, la solution est d’aider les pays en voie de développement à subvenir à leurs besoins. Or, les pays occidentaux baissent toutes les aides au développement.
(1) Cette France-là, volume 2, 432 p., 18 euros.
Les élus participants Read the rest of this entry »
 Posted on 03:50, avril 2nd, 2010 by Philippe MARX
Certains politiciens sont persuadés qu'ils pratiquent la démocratie participative parce qu'ils vont sur le terrain, écoutent leurs concitoyens, les font parler de sujets qui les préoccupent, leurs donnent des informations, organisent des réunions publiques permettant aux habitants d'exprimer leur opinion sur les changements prévus. Pourtant, ces politiciens sont à des années-lumière de ce qu'est la démocratie participative.
En utilisant l'échelle de la participation construite par la consultante américaine Sherry R. Arnstein, il est possible à tout un chacun de faire l'analyse de la manières dont les pouvoirs publics font participer les citoyens aux prises de décision et de se rendre compte que la simple capacité d'écoute n'est qu'une contrefaçon de la démocratie participative.
Par définition, la démocratie participative désigne un ensemble de dispositifs, de procédures, visant à augmenter l'implication des citoyens dans la vie politique et dans la prise de décision.
L'objectif de la démocratie participative est d'étendre la participation du peuple à l'exercice du pouvoir au travers de la préparation concertée aux décisions, la prise de décision et le suivi et l'évaluation de ces décisions.
C'est pour pallier les lacunes de la démocratie représentative, et en particulier l'éloignement des élus du terrain, la méfiance envers les hommes politiques, la faiblesse des contre-pouvoirs, l'augmentation de l'abstention, que la nécessité de mettre en place une démocratie participative est devenue incontournable.
Elle est un compromis efficace entre la démocratie représentative et à la démocratie directe.
Elle se distingue de cette dernière car elle remet pas en cause l'élection, la légitimité, de représentants des citoyens. Par contre elle a en commun avec la démocratie directe la contestation du monopole du processus de décision par les élus.
Quels sont les principes de la démocratie participative?
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 Posted on 04:12, mars 26th, 2010 by Philippe MARX
« Faire vivre et renforcer le PCF »
Les dernières élections régionales témoignent de la crise persistante du système politique et interrogent le Parti communiste quant à sa stratégie et son avenir. C’est pourquoi, pour des raisons d’efficacité et de respect de la démocratie, il faut différer le congrès prévu en juin : s’il se tenait dans moins de trois mois, il ne permettrait pas aux adhérents de participer à l’indispensable débat approfondi qu’exige la situation, qu’il s’agisse des questions essentielles posées à la société ou de l’existence du Parti demain. Nous livrons ici une première analyse qui ne pourra que s’enrichir des discussions à venir au sein du PCF.
ABSTENTION ET VOTE SANCTION Atteignant 53,64% au premier tour (+ 20 points par rapport à 2004) et 48,8% au second tour (+ 15 points), elle traduit le fossé croissant entre la représentation politique, les institutions et le peuple et témoigne de la perte de confiance dans le politique. Elle touche toutes les catégories sociales mais plus particulièrement les catégories populaires : 62% des ouvriers se sont abstenus le 14 mars. L’exclusion croissante des plus exploités du système politique aboutit à une confiscation de la vie politique par une minorité. L’abstention renvoie le PCF à l’affaiblissement de son lien avec le monde populaire qui représente par nature l’essentiel de son électorat.
Par ailleurs, avec 11,4%, le Front national a pu se maintenir au second tour dans 12 régions et obtenir une centaine d’élus. Il réalise ses meilleurs résultats en Paca et dans le Nord-Pas-de-Calais. Face à la crise économique et à la crise du système politique, son score confirme la permanence de ses idées et leur pouvoir de nuisance. Ceux qui se sont mobilisés ont choisi majoritairement un vote sanction contre la droite et le gouvernement, dont le premier bénéficiaire est le Parti socialiste. Tandis qu’Europe Ecologie, sans retrouver son score des européennes, s’installe dans le paysage politique.
LES RÉSULTATS DU FRONT DE GAUCHE
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 Tags: abstention, chemins, Elections régionales, Elus, Front de Gauche, PCF, PS, renforcer, résultats, sanction, vote
 Posted on 04:07, mars 19th, 2010 by Philippe MARX
« Les candidats et les militants du Front de Gauche du Pays Haut remercient les électeurs qui ont fait l’effort de se déplacer et qui ont accordé leur suffrage à la liste conduite régionalement par Philippe Leclercq et Patrice Zolfo pour la Meurthe et Moselle.
Le Front de Gauche a mené campagne pour faire de la région un pôle de résistance face aux choix de l’UMP et du Medef et refuser leur politique libérale.
Les résultats sont nettement meilleurs dans le Pays Haut que sur la région. (40% à Saulnes ; 35% à Hussigny Godbrange, 29% à Longlaville, 20% à Mont Saint Martin, 18 % à Thil, 15 % à Herserange, 14 % à Haucourt, 12 % à Villerupt, 9 % à Longwy). Cela est dû à une bonne représentativité de la liste, à une campagne de terrain, à une culture politique de ses habitants, dont on peut s’enorgueillir et à l’investissement sans ambigüité d’un certain nombre d’élus qui ont participé à cette campagne. Dans le Pays Haut, le Font de Gauche est la deuxième force politique à gauche, rien ne peut se faire sans nous.
En politique, le courage est nécessaire pour affronter les urnes. Tous les militants qui ont fait le choix de lancer le Front de Gauche, pour ces élections régionales, comme dans la plupart des régions, dès le premier tour, ont prouvé que la voie du combat contre les choix politiques et le système économique actuel est ouverte.
Le résultat de ces élections montre que l’abstention est massive. Une abstention, jamais atteinte lors d’élections locales, qui doit interpeller les organisations politiques et plus particulièrement les candidats de la gauche socialiste, aux commandes des régions et des départements depuis de nombreuses années. De nombreux citoyens n’attendent, manifestement plus rien de la démocratie car ils se sentent trompés sans cesse depuis plus de 20 ans. C’est plus particulièrement vrai dans les quartiers d’habitat populaire où la souffrance est vécue durement par tous. Les choix politiques socio-libéraux imposés par le libéralisme et appliqués par une partie de la gauche, broient quotidiennement, les citoyens.
La démarche du Front de Gauche consiste à combattre le bipartisme qui s’annonce à grands pas et qui aura pour conséquence, un encore plus grand nombre d’abstentionnistes. Ce bipartisme serait un danger pour la démocratie. La gauche est diverse, elle doit montrer sa capacité à perdurer et à apporter des réponses crédibles aux citoyens.
Dans l’immédiat, Le Front de Gauche appelle les électeurs à la nécessité d’ amplifier la défaite de la droite, et à faire barrage à l’extrême droite lors du second tour du 21 mars, en votant pour la seule liste de gauche encore en lice et ensuite de participer au troisième tour social qui commence le 23 mars. Les luttes sociales restent plus que jamais nécessaires pour faire avancer les revendications des citoyens. »
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