Posted on 05:03, juillet 14th, 2010 by Philippe MARX
Hier, aujourd’hui et d’ici la fin de l’année, vous allez en entendre sur les retraites, alors nous allons faire un « petit » point sur ce qu’il faut savoir, pour ne pas rentrer dans des débats stériles….
Je vous préviens, pour certains, ça va être ennuyeux ; cependant, vous auriez tort de penser que les chiffres, c’est pas votre truc, que c’est fastidieux, qu’il faut laisser ça à des spécialistes ; c’est justement là-dessus qu’ils comptent, pour continuer à faire et à dire n’importe quoi. En plus, les chiffres, si on sait les lire et les relier entre eux, ça dit des réalités et des logiques cachées, que les discours ne peuvent pas masquer. Cependant, si vous craquiez en cours de route, allez directement à la fin de l’article et cliquez sur le lien qui s’y trouve.
Ce serait dommage, car, je suis quasiment certain qu’à l’issue des informations que vous pourrez lire ci-après, nous aurons au moins une opinion commune.
Ce que le Gouvernement dit pour vous faire peur (sous forme de Quiz, pour voir où vous en êtes de vos connaissances)
1 – En 2050, quelle sera la proportion des Français âgés de plus de 60 ans ?
1 – La bonne réponse : 1 sur 3 – Cela représentera 22,5 millions de personnes.
2 – En 2010, à combien est estimé le déficit annuel de la branche vieillesse de la Sécurité sociale ?
2 – La bonne réponse : 10,7 milliards d'euros – En 2009, le solde négatif devait être de 8,2 milliards d'euros, sur un total de déficit de 20,2 milliards, branche maladie incluse. Retenez ces chiffres pour la suite, pour garder en mémoire où se situent les problèmes…
C’est le mot d’ordre du patronat et des gouvernements. Trois exemples dans l’actualité. Fiat:
Le constructeur italien fait fabriquer ses Fiat Panda en Pologne, pays à bas salaires, et projette de fermer son usine de Promigliano (Italie du Sud). Pour montrer qu’il lutte contre le chômage en Italie Fiat propose de rapatrier la fabrication de la Panda avec un chantage à la clé : travail en 3 x 8 six jours par semaine, heures supplémentaires, suppression des pauses, licenciement en cas d’arrêts trop fréquents, sont les exigences de Fiat. Et de soumettre ses propositions au vote du personnel.
Les trois confédérations syndicales ont appelé à voter pour les propositions du patron. Malgré cela 38% des salariés ont voté contre ce qui porte un coup aux prétentions de Fiat qui espérait 70% de oui. C’est aussi un désaveu pour les syndicats qui bradent les intérêts de salariés pour le profit capitaliste. Le ministre du Travail se dit catastrophé du résultat. Affaire à suivre. Général Motors (Strasbourg):
Le Sénat a finalement adopté jeudi le projet de loi créant le Défenseur des droits après un joyeux "imbroglio" sur le Défenseur des enfants qu'il a finalement réintégré dans son périmètre après l'avoir dans un premier temps sorti.
En effet, mercredi, le Sénat a infligé un véritable camouflet au gouvernement, en adoptant à une majorité nette deux amendements- présentés par Hugues Portelli (UMP) et d'autres sénateurs de la majorité et par le président du groupe Union Centriste, Nicolas About - retirant le Défenseur des enfants du périmètre du Défenseur des droits. Sans doute vexé et malaise au gouvernement, l'exécutif a décidé ni plus ni moins de délibérer une nouvelle fois. M. About a indiqué à l'AFP, avoir exposé, lors d'une réunion de la majorité, ses arguments au président Nicolas Sarkozy qui a demandé à son secrétaire général Claude Guéant de trouver une solution.La majorité sénatoriale est finalement rentrée dans le rang, mais pas sans douleur: il a fallu plusieurs suspensions de séance pour trouver une solution.
L'opposition a bien entendu protesté et a refusé de participer à ce nouveau vote : Jean-Pierre Sueur (PS) a évoqué une "palinodie" et Nicole Borvo Cohen-Seat (PCF) "un abaissement du parlement". "On sombre dans le ridicule", a lancé Alima Boumediene-Thiery (Verts)."Ce n'est pas très glorieux", selon M. Portelli, qui avait défendu bec et ongles le retrait du Défenseur des enfants.
Au final, le Défenseur des Enfants gardera son nom et sera nommé par le Premier ministre.
Il ne disposera en revanche pas d'un collège pour l'assister comme pour les autres compétences (déontologie de la sécurité et discriminations). Le texte va maintenant être examiné par les députés[°0]
Monsieur le Président du conseil Général d'Ille-Et-Vilaine vos propos me font tomber les chaussettes !
L’Etat se désengage, l’état organise le transfert des charges, certes, et alors, vous croyez qu’en diminuant les missions cela arrangera les choses ?
Ne croyez-vous pas qu’il serait plus judicieux de faire bouger les gens de votre département ?
En baissant les bras, des gens vont se retrouver encore plus bas. Alors Messieurs les élus de tous les départements, de toutes les régions, de toutes les communes, faites savoir aux Françaises et aux Français, vos difficultés de poursuivre vos missions !
Organisez la résistance, ce ne sont pas les propos de toutes et tous les présidents de régions après les dernières élections régionales ?
Arrêtez de palabrer, de dire ce que vous ne ferez pas, pour une fois faites ce qui a été dit. RESISTER, REAGIR et AGIR serait préférable que de priver encore plus des gens en état de privation.
Dans le « document d’orientation sur la réforme des retraites » qu’il vient de rendre public, le gouvernement prolonge son opération de dissimulation, avec l’objectif d’empêcher l’indispensable débat public et citoyen.
Mais il a beau cacher ses intentions en n’annonçant toujours pas les mesures précises, la vérité se dessine maintenant clairement. Le gouvernement ne retient qu’une seule piste : l’allongement de la durée d’activité envisagé par le recul de l’âge légal et l’augmentation de la durée de cotisation. C’est la fin de la retraite à 60 ans qui est programmée ! Le gouvernement ne cherche pas à sauver les retraites mais à donner des gages aux tout puissants marchés financiers, aux agences de notation et aux spéculateurs. Il ferme la porte à tout débat sur l’augmentation des cotisations patronales pour protéger la part des profits dans la valeur ajoutée et ignore toute mesure sur la relance de l’emploi qui peut seule assurer la pérennité du système.
« Environ un millier de personnes ont manifesté vendredi soir à Athènes et Thessalonique (nord du pays) contre la décision du gouvernement socialiste de recourir à l’aide UE-FMI à l’appel de plusieurs organisations de la gauche radicale, ont constaté des journalistes de l’AFP.
"Le capitalisme doit payer pour la crise", "FMI go home" proclamaient les banderoles des manifestants.
A Athènes, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés devant l’Université puis ont marché jusqu’au Parlement et au siège de la Commission européenne. Des affrontements ont eu lieu brièvement avec la police qui gardait le bâtiment de la Commission. » [1]
Après l’annonce du chef de l’État qui s’acharne à vouloir supprimer les allocations familiales aux familles dont les enfants sont trop absents de l’école, Nadine Morano a estimé jeudi que ce projet avait pour but de « rappeler à leurs devoirs » les parents.
Voilà un propos digne du café du commerce ! Soyons sérieux. Existe-t-il vraiment des parents qui encouragent leur enfant à déserter l’école ?
Nadine Morano le sait bien, les parents d’enfants absentéistes sont d’abord et avant tout des familles qui vivent d’autant plus difficilement cette situation, qu’elles savent l’importance de l’éducation et les conséquences d’une scolarité gâchée. Au lieu de maintenir enfoncé la tête sous l’eau des parents, le gouvernement ferait mieux de développer des moyens de suivis et d’aides aux familles afin de les aider à résoudre leurs difficultés. La sanction est d’abord et avant tout un aveu d’échec de la politique gouvernementale.
Le PCF exige du gouvernement qu’il stoppe sa casse du service public de l’éducation. Il est maintenant urgent de multiplier le nombre de personnels d’encadrement qualifiés dans les écoles, les collèges et les lycées pour apporter aux élèves et aux enseignants les moyens nécessaires pour réussir.
Les magouilles gouvernementales continuent, et bien sûr peu de média en parle, c'est pour cela qu'aujourd'hui je dénonce cette nouvelle magouille.
D'après un courrier du ministre de l’Aménagement du Territoire, le gouvernement va verser une aide publique de 800 000 euros au groupe pharmaceutique Sanofi-Avantis pour son usine à Sisteron dans les Alpes de Haute-Provence, pour maintenir l’activité et les 200 emplois du site.
Or rappelons que Sanofi-Avantis a dégagé un bénéfice net en 2009 de 8,4 milliards, et d'après les syndicats du groupe Sanofi, l'usine n'était nullement en peril.
Donc aucun besoin que le gouvernement donne une aide publique.
Mais c'est tout simplement un petit arrangement entre amis du groupe Sanofi et du gouvernement.
Car la ministre de la santé Roselyne Bachelot, qui pour la Grippe H1N1 avait acheté 94 millions de doses de vaccins et qui a décidé d'annuler la commande de 50 millions de doses dont 11 millions pour Sanofi, a décidé pour arrangement et compensation à Sanofi de leur versé discrètement des aides publiques à certaines de leur usine.
Rappelons que Roselyne Bachelot a des liens avec les labos pharmaceutiques, elle a tenu le poste de déléguée à l'information médicale au sein du laboratoire ICI Pharma (devenu Astra Zeneca depuis) de 1969 à 1976 et chargée des relations publiques chez Soguipharm de 1984 à 1989.
Et oui le gouvernement aide ses amis patrons du CAC40, ceux qui ont vraiement pas besoin d'aide, par contre oublie les autres entreprises plus petites de France.
Réforme de la retraite, austérité budgétaire… Malgré le verdict des urnes, le pouvoir sarkozyste ne veut pas renoncer.
Enfermés, la semaine passée, dans le déni du message du premier tour, le gouvernement et l’UMP camperont-ils encore, au lendemain du second tour des régionales, sur leur refus d’infléchir leur politique ? C’est à craindre. Nicolas Sarkozy a pris les devants, décrétant, dès le 12 mars : « scrutin régional, conséquences régionales ». Une fin de non-recevoir tout juste assortie d’un formel : « Cela ne veut pas dire que je ne dois pas écouter les Français. » Mais le chef de l’État laissait clairement comprendre qu’il n’entendait renoncer à aucun de ses desseins antisociaux annoncés ces dernières semaines.
À commencer par la réforme des retraites, dont le coup d’envoi, de fait, sera donné le 15 avril avec la publication, par le conseil d’orientation des retraites, des projections financières de l’assurance vieillesse. Les besoins accrus de financement qui seront alors mis en lumière devant servir de prétexte pour prôner un nouvel allongement de la durée de cotisation et un recul de l’âge légal de départ. Dans le collimateur également, les hôpitaux, toujours sommés de revenir à l’équilibre budgétaire en sabrant dans leurs effectifs, à l’exemple de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui veut faire une croix sur 4 000 emplois. La résistance opiniâtre des médecins et personnels de l’AP-HP a mis un grain de sable dans la machine, et, devant l’ampleur des mécontentements, l’hypothèse d’un changement de ministre circulait ces jours derniers. Roselyne Bachelot, débarquée, resterait encore à triompher de la politique qu’elle a servie. Or, loin de les voir s’atténuer, il faut s’attendre à un renforcement des contraintes sur l’hôpital comme sur l’ensemble de la protection sociale.
Au nom de la lutte contre les déficits, et sous la pression de Bruxelles, le gouvernement a promis de prendre « des décisions extrêmement importantes en avril » pour réduire dépenses publiques et sociales. À l’étude, entre autres, des mesures pour rendre plus impératifs les « objectifs de dépenses » pour l’assurance maladie, pour les administrations et les collectivités locales. Mais aussi une réforme du financement de la Sécu, avec la très injuste « TVA sociale », qui, a dit Sarkozy, est « bien à l’ordre du jour ».
Méthode de calcul
Estimation à partir des chiffres du 30 septembre 2009 : dette de 1457,4 milliard d'euros (données INSEE)
Estimation fin 2009 : 1457,4 + 29,4 = 1486,8
Estimation fin 2010 : 1486,8 + (29,4 x 4) = 1604,4
Le compteur de l'intérêt de l'emprunt de la dette publique, total et par personne
Il suffit de saisir le nombre de personnes qui composent votre foyer
Rassemblement du 06 Juin 2010 de la section de Villerupt du PCF pour la « Libération de Salah HAMOURI »
Télécharger FireFox
Villerupt : Il était une fois Villerupt ou Villerupt, il était une fois la révolution…. La vidéo en musique
La Fête de l'Humanité c'est un espace unique, festif et convivial où la solidarité, les débats se mêlent à la culture. C'est une multitude de concerts d'exception, d'animations de rue, du théâtre, des expositions. Cette année, la Fête de l'Humanité fête ses 80 ans : trois jours dignes de ce vénérable anniversaire !
La plus grande fête politique de France se déroulera les 10, 11 et 12 septembre prochain. Trois jours de spectacles accessibles à tous, 50 concerts, des expos, des débats, un village du livre, du théâtre… avec Jacques Dutronc, The prodigy, Simple Minds, Madness, Caravan Palace, Raggasonic, Alain Souchon, un hommage à Jean Ferrat, Agnès Bilh et ses invités, l'ensemble de cuivres de l'Orchestre philharmonique de Radio France et bien d'autres encore !
Tarif et infos :
http://humanite.fr/28_06_2010-la-f%C3%AAte-une-soif-did%C3%A9al-intacte-depuis-80-ans-448479
Des mots, des phrases, qui demandent toute notre attention…
"Mieux vaut savoir que croire"
(Morale républicaine)
Le patriotisme,
c'est l'amour des siens.
Le nationalisme,
c'est la haine des autres.
"La nation
c'est ce qui reste
à ceux qui n'ont plus rien"
(Jean Jaurès)
« Un ouvrier non syndiqué
est une poussière d’ouvrier »
(Anatole France)
"La liberté
c'est toujours la liberté
de celui-ci
qui pense autrement"
(Rosa Luxemburg)
"Un arbre qui tombe fait
plus de bruit
qu'une forêt qui pousse"
(Proverbe chinois)
"Résister est un verbe
qui se conjugue au présent"
(Lucie Aubrac)
"Nul n'a le droit
d'entasser des monceaux de blé
à côté de son voisin qui meurt de faim"
(Rosbespierre)
"Quand on rêve tout seul,
ce n’ est qu’un rêve,
quand nous rêvons ensemble,
c’ est le début de la réalité."
Il faut une infinie patience
pour attendre toujours
ce qui n'arrive jamais.
(Pierre Dac)
"Quand le gouvernement viole
les droits du peuple,
l’insurrection est
pour le peuple
le plus sacré
et le plus indispensable
des devoirs."
(Robespierre)
"En régime capitaliste,
les Etats-Unis d'Europe
sont impossibles ou réactionnaires".
(Wladimir Illich Oulianov dit "Lénine")
"Dans l'idée de résistance,
il y a,
au départ,
une obligation de désobéissance
à ce qui paraît insupportable."
(Lucie Aubrac)
"Le pouvoir créera des vertiges
tant qu'il ne sera pas partagé par tous"
(Louise Michel)
ir n'est pas une amélioration du présent,
c'est tout autre chose"
(Elsa Triolet)
*
"Les grands ne sont grands
que parce que nous sommes à genoux"
"Il faut rêver très haut
pour ne pas réaliser trop bas"
(Victor Hugo)
"Ils auront beau couper toutes les fleurs,
ils n'empêcheront pas la venue du printemps".
(Cheminots en grève-novembre 2007)
"Il est plus difficile d'être un homme libre
que d'être un esclave"
(Aimé Césaire)
"Quand la loi redevient celle de la jungle,
c'est un honneur que d'être déclaré hors-la-loi"
(Hervé Bazin)
"C'est de l'enfer des pauvres
qu'est fait le paradis des riches"
(Victor Hugo)
"L'énergie révolutionnaire
la plus constante alliée
à l'humanité la plus bienveillante :
cela seul est la vraie essence du socialisme."
(Rosa Luxembourg)
"Quand les hommes ne peuvent changer les choses,
ils changent les mots"
(Jean Jaurès)
Si, depuis que le monde est monde,
tous les hommes avaient respectés toutes les lois,
nous en serions encore à l'esclavage.
Je défends les grandes causes,
surtout celles des petits.