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Le billet du jour : Le sens des mots. Mon insécurité !

datePosted on 06:32, août 5th, 2010 by Philippe MARX

Bonjour à toutes et à tous,
Une nouvelle journée commence, et je voudrais vous parler de l’insécurité.
Mais que veut dire insécurité ?
Un mot souvent prononcé ces temps-ci.
L'insécurité désigne dans leur vie quotidienne le sentiment fait d'anxiété ou de peur que peut ressentir un individu ou une collectivité devant ce qui peut advenir. Il s'oppose au sentiment de sécurité ou de sérénité.
On veut nous faire croire que l’insécurité, c’est les roms, les immigrés, les délinquants et que sais-je encore….
Ces gens, ne me font pas vivre dans un climat de peur.
Pour moi l’insécurité, c’est la peur de demain, la peur de l’avenir, la peur, d’aller relever mon courrier, la peur, de répondre au téléphone.
La peur, l’insécurité du lendemain, l’estomac noué, le cœur qui se met à battre à grande vitesse, le mal être, oui, ça c’est la vraie insécurité.
Ne plus pouvoir faire de projet, peur de devoir perdre son emploi, comment ne pas angoisser ?
La première des insécurités si on peut appeler cela de cette manière, est économique et sociale.
L’agression qui me donne un sentiment d’insécurité vient d’abord de la « voyoucratie » institutionnelle, ceux-là même qui défendent plutôt les puissants que les pauvres.
N’est-ce pas violent que d’entendre que l’électricité va encore augmenter, alors que notre pouvoir d’achat ne cesse de diminuer ?
Ce n’est pas vivre dans l’insécurité que de savoir que tout augmente, et que demain, il faudra faire encore, et encore, des choix dans nos dépenses ?
Ça c’est l’insécurité !
Bien évidemment, aucune loi existe pour combattre cela, il faut que nous prenions les affaires en main, car si loi est absente dans ce domaine, et pour cause, c’est à nous de faire en sorte que cela ne continue pas. C’est à nous, de réagir et d’agir, pour que cela cesse.
Quand le matin tu n’es pas bien, faute d’avoir dormi ton quota, parce que la nuit n’a été que pensées négatives, et que tu vas chez le médecin, et que sa réponse est de dire « vous êtes dans un état dépressif » il faut vous soigner. Quels médicaments prendre ? Ces cachets qui t’embrouillent encore plus l’estomac, ces cachets qui soi disant vont réguler ton système nerveux, NON ! et NON !
Pour te soigner contre cette insécurité institutionnelle, il n’y a qu’un remède, pouvoir le crier, le gueuler, le dénoncer.
Pour cela, il faut se mobiliser, car les bourgeois, eux ils mènent une lutte des classes bien plus féroce et violente que de simples incendies de poubelles !!
Insécurité le peuple la connaît : chômage ; expulsion ; racisme ; stigmatisation etc. etc.
Bouger, se révolter, est devenu un moyen de soigner nos anxiétés du lendemain.
Alors, qu’attendons-nous ? Bougeons, réagissons, agissons….
Méditez sur ces mots et passez une bonne journée, dans tous les cas, faites que cette journée, soit bonne.

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Monsieur Nicolas Sarkosy, Ecoutez ça !

datePosted on 04:59, août 3rd, 2010 by Philippe MARX


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CA NE RAPPELLE RIEN ! CES PROPOS ?
N'EST-CE PAS DIGNE, D'UNE EPOQUE ?

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Georges Fotinos, inspecteur honoraire de l’Éducation nationale, membre de l’observatoire international de la violence vient de rendre une étude édifiante réalisée au cours de l’année 2008-2009 et qui révèle que 17.268 élèves ont été exclus définitivement de leur établissement scolaire et 367.416 exclus temporairement. Ce rapport sera présenté lors des États généraux de la sécurité à l’école qui se déroule à Paris les 7 et 8 avril.
L’exclusion définitive est l’ultime sanction administrative que l’autorité scolaire peut avoir envers un élève, y avoir recours trop fréquemment risque d’en pervertir les effets car j’ose encore penser que le but de départ d’une telle sanction est de dissuader, or la banalisation est l’ennemi de la dissuasion. De plus une exclusion est quelque part un aveu d’échec de la part de l’administration, un aveu d’impuissance face à son rôle d’encadrement et d’éducation, un peu comme les parents qui « foutent » leur enfant à la porte parce qu’ils n’ont plus d’autorité et fuient le miroir de leur échec dans l’éducation qu’ils ont pourtant donné.
En observant la situation de près, on constate que le Ministère de l’Éducation Nationale suit le modèle de société dessiné par son gouvernement depuis 2002, le tout-répressif, on sanctionne d’abord, on réfléchit ensuite, pas étonnant donc que les chiffres des exclusions aient explosé ces dernières années et que la violence scolaire en soit à son paroxysme.
La sanction est un maillon de la chaîne qui a bien sûr son importance mais il ne faut pas négliger la prévention et surtout la compréhension, car pour soigner un comportement il faut préalablement l’avoir compris et réunir les conditions pour qu’il ne se reproduise pas.

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